Quand rien ne va plus

Ces derniers mois, j’ai été longtemps dans l’effort, pas assez dans le ressenti, et ça paraît. Tout ce que je fais est laborieux, sans élan. Pire encore, j’ai l’impression de ne plus rien “voir”: j’ai beau regarder toutes ces belles choses sous mes yeux, je ne les vois plus vraiment et je me sens vide.

La cloche de la récréation sonne très fort et pourtant je résiste bêtement parce que je n’aime pas m’avouer vaincue quand rien de va plus. Abandonner alors que j’ai l’impression de n’avoir rien fait est frustrant. C’est dur d’admettre que je n’y arrive pas (pour l’instant) et que je n’y arriverai peut-être jamais (ah non?). Mais c’est nécessaire.

J’aime être engagée dans un processus de création, développer des idées, explorer de nouvelles possibilités…mais quand je pousse trop, je court-circuite ces possibilités et tout devient lourd et difficile.

Alors finalement, j’ai pris congé de l’atelier il y a deux ou trois semaines et ça va déjà mieux. Même que j’ai fais quelques petits croquis: signe que, sous ce long couvert de gris et de glace, l’inspiration semble vouloir renaître.

Cette pause m’a permis d’ajouter quelques images sur mon site web et de rafraîchir la page d’accueil. Tout ça, comme toujours, avec l’aide de Guillaume Sanfaçon.

Louise Jalbert, Arbres dans la neige au soleil, esquisse, 2019, Crayon feutre sur papier, 20 x 8 cm