Quand tombe la neige,

…on s’arrête spontanément pour la regarder, ne serait-ce que quelques secondes. Sous nos yeux, les flocons dansent en silence et viennent se déposer tout en douceur. C’est comme un miracle. Pour un instant, notre attention est entière, suspendue et béate.

Que votre temps des Fêtes soit aussi doux et léger, lui aussi suspendu dans le temps, et que votre attention puisse se poser sur vous-même et ceux qui vous entourent.

Merci de votre présence sur cette page. Vos généreux commentaires m’inspirent à vous apporter chaque semaine un peu plus, un peu mieux…

Meilleurs Voeux pour un Joyeux Noël!

Au plaisir de vous retrouver le 2 janvier prochain.

Louise Jalbert, “La neige qui tombe”, 2018, Gouache sur papier, 23 x 30 cm

Tapisserie d’écorces en aquarelle

Dans le cadre de mon exposition solo Le nez dans l’herbe, au printemps 2017, j’ai assemblé sur un mur un groupe de peintures d’écorce.

J’avais alors développé cette série d’études d’écorce à l’aquarelle, tout comme des études d’herbe, de feuillage et d’eau. Chacun de ces thèmes me fascinait et m’inspire toujours, par l’infinie variété de rythmes et de couleurs qui les animent.

La subtilité et la sobriété des tons sur les écorces se révèle encore mieux à grande échelle. Comme le propos de ces oeuvres est de mettre le visiteur en contact avec l’aspect sensoriel de la nature, j’ai voulu en tapisser tout un mur afin de favoriser cette sensation.

 

 

Une étape de la réalisation de ces aquarelles, au moment où je composais l’ensemble dans mon atelier.

 

 

 

 

 

 

J’étais contente du résultat (sourire à l’appui)
Cette expérience fut une étape importante dans la recherche que je poursuis toujours vers une expression évocatrice et sensorielle de la nature.

 
Louise Jalbert, “Tapisserie d’écorces”, 2018, Aquarelle sur papier, 167 x 303 cm

Écorce et dénuement

De temps en temps, j’aime revenir à une impression de dépouillement, mettant de côté le superflu, et tout le fatras de nos vies complexes et agitées. Le dénuement de la nature en hiver m’y incite, comme un ami qui aurait choisit une vie monastique.

Pour je ne sais quelle raison, l’écorce des arbres me donne cette impression de grande simplicité. Peut-être parce que c’est le seul ornement qui reste aux arbres une fois les feuilles tombées, ou serait-ce plutôt la palette tout en retenue des tons bruns et gris?

Pourtant, en observant de plus près un seul pan d’écorce, je vois tout un monde: élaboré dans sa matière, riche en textures, et de nuances variées. Sobre, certainement. Mais aussi accidenté, rude, protecteur et si discrètement séduisant.

À bien y regarder, la très humble écorce est une invitation à bien voir.

Louise Jalbert, Grande écorce no 7, 2017, aquarelle, 55 x 75 cm